dimanche 14 mars 2010

Mendoza, vino y montaña


Mendoza, c'est un peu le sud-est. Des bars en terrasse, des vignes jusqu'à plus soif, des oliviers, des lavandins, des allées bordées de platanes. Manque plus qu'un bon jaune pour se croire dans l'arrière pays provençal. Pourtant, ici, c'est le Malbec qui règne; le Syrah, très peu pour les mendocinos. Le Malbec, né à Cahors dans le sud ouest (http://es.wikipedia.org/wiki/Malbec), mais qui ne supporta pas le climat et la mauvaise presse, fait la fierté des argentins. Autour de la ville, des vignobles à perte de vue, jusqu'au pied de la cordillère. A Maipu, on fait la route des vins en vélo et la police escorte les cyclistes éméchés en fin de journée. A Lujan de Cuyo, on change de standing. Chez Catena Zapata, c'est bodega à l'image d'un temple Maya - mégalo dîtes-vous? - et service cintré. Mais le vin est excellent. Dégustation comparative marché argentin et export: sans faire offense au Malbec, on penche pour le Cabernet 2007 à l'export: fin équilibre de fruit et de barrique, puissance et longueur en bouche.
Mendoza, c'est aussi les bars branchés de la calle Aristides qui débordent de jolies mendocinas; le parque San Martín, où fleurissent les thermos de maté le week-end; la fête des vendanges et sa parade qui paraît bien modeste après les délires du carnaval de Rio. Et la cordillère des Andes, à deux pas. Le Tupungato (6650m), domine les vignes; l'Aconcagua, un peu plus loin - le point culminant des Amériques, 6959m; Le Mercedario, 6770m, plus au nord. A mi-chemin s'est glissé le Cordón del Plata, une pré-cordillère magnifique et des sommêts à portée de crampons: les cerros Vallecitos, Rincones y Plata. Même si l'altitude, le climat sec et la "Puna" - poche de basse pression - peuvent jouer de sales tours!

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