dimanche 14 février 2010

O Carnaval de Rio, part 1!


Cinq jours avant le mercredi des cendres, le maire de Rio donne les clefs de la ville au roi Momo, le "roi du désordre", et c'est le début de la fête. Pendant cinq jours, officiellement, mais en réalité, ça s'étend joyeusement avant et après. Et le carnaval, c'est principalement dans la rue: une grande fête populaire, déguisements, bonne humeur, musique et danse. Tout - ou presque - s'organise autour des blocos. Un bloco, koi kes? Un camion aménagé sur lequel est montée une sono et un ou plusieurs "puxadores" - chanteurs - entonnant les airs de samba, suivi d'une batucada - groupe de percussions brésiliennes; un lieu et une heure de rencontre dans un quartier, où se rassemblent des milliers de personnes, cariocas, touristes, déguisés ou non: c'est la concentracao; un parcours de deux ou trois heures, parfois plus, dans la ville. C'est parti: ça chante, ça danse la samba, ça transpire la bière - en février à Rio il fait chaud! Le bloco avance et la cortège suit. Chaque bloco a un thème de samba qui lui est propre - o "enredo" - et fait sa réputation. Il faut arriver à prendre le rythme: les blocos s'enchaînent toute la journée, dès 8h du matin jusqu'à la nuit tombée: "Simpatia e Quase Amor", le long de la plage d'Ipanema; a "Orquestra Voadora" et ses reprises jazz et funk sur l'Aterro de Flamengo; As "Carmelitas", qui descend les rues pavées du quartier historique de Santa Teresa. C'est bon enfant, convivial, métissé, coloré et les cariocas n'y sont pas pour rien. Rio me rappelle la Colombie!
Le soir et la nuit - après la sieste donc - l'´picentre de la fête déplace vers Lapa, sous les arches du viaduc: musique et concerts dans la rue, les bars; on arrive même à trouver de la salsa au milieu de l'hégémonique samba!
Et le lendemain? On r'met ça, on a signé pour cinq jours!

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